Aller au contenu principal

Un village uni - Octobre 2026

Groupe minoritaire du conseil municipal

Fermeture de la boulangerie : quel avenir pour notre centre-ville ?
Après les difficultés du café-tabac de la place, c’est désormais un commerce essentiel du centre-bourg qui disparaît, espérons le provisoirement.
Une boulangerie n’est pas un commerce comme les autres : elle rythme la vie quotidienne, génère du passage et contribue à l’activité des autres commerces. Sa fermeture fragilise donc tout l’équilibre commercial du centre-ville.
Cette situation impose une question claire : la stratégie d’aménagement du centre-ville fonctionne-t-elle ?
Les choix faits autour de la place de l’Église ont-ils amélioré l’attractivité, la fréquentation, l’accessibilité et le stationnement ? Aujourd’hui, rien ne permet de l’affirmer, bien au contraire. On ne peut continuer dans les mêmes orientations sans en évaluer les effets.
La baisse de fréquentation menace les commerces restants et, à terme, certains services comme La Poste. La vitalité du centre-ville ne peut reposer uniquement sur le marché du dimanche matin, largement soutenu par le budget communal, ou sur des animations ponctuelles dont l’impact reste limité.
La fermeture de la boulangerie doit donc conduire à un bilan objectif : fréquentation, circulation, stationnement et attractivité commerciale.
Plusieurs évolutions ont modifié les flux ces dernières années : déménagement de la pharmacie et du centre médical, changement d’entrée de l’école maternelle, création de commerces au quartier de Sophie, mais aussi gestion du stationnement.
Il est temps d’en mesurer les conséquences et de revoir, si nécessaire, la stratégie. L’objectif doit rester simple : maintenir un centre-ville vivant, fréquenté et capable de soutenir durablement nos commerces de proximité.
Dans l’urgence, pourquoi ne pas étudier également la possibilité d’un rachat du bâtiment par la commune, comme cela avait été fait par le passé pour le café-tabac, le restaurant et le salon de coiffure ?
La municipalité doit désormais prendre ce sujet à bras-le-corps, en associant aussi conseillers municipaux, commerçants et habitants.