Aller au contenu principal

Les tribunes d'expression

Groupe majoritaire du conseil municipal

Le dialogue avant tout
Dans la vie d’une commune, les désaccords sont normaux. Ils font partie du débat démocratique et peuvent même être utiles lorsqu’ils permettent de confronter les points de vue. Mais encore faut-il prendre le temps de dialoguer. 
Échanger, poser des questions, chercher à comprendre un dossier dans son ensemble, connaître ses contraintes et entendre les arguments de chacun nous paraît toujours préférable à des réactions immédiates ou à des commentaires formulés derrière un clavier sans disposer de tous les éléments.
C’est aussi le sens du travail mené en groupes et en commissions. Les observations ou propositions formulées par les élus d’opposition sont examinées et, lorsqu’elles nous paraissent pertinentes, certaines sont prises en compte et peuvent conduire à modifier ou compléter un projet. Ces dossiers et les éléments nécessaires à leur compréhension sont mis à la disposition des élus afin que chacun puisse les consulter, les étudier, poser des questions. Les commissions municipales sont précisément là pour permettre ce travail en amont et favoriser les échanges avant les décisions du conseil municipal.
Cela ne signifie pas pour autant qu’un accord politique soit systématiquement trouvé. Il arrive qu’après avoir vu certaines de leurs observations retenues, les élus d’opposition choisissent malgré tout de voter contre le projet ou de s’abstenir. C’est naturellement leur droit. Mais cela démontre aussi que l’écoute existe, le dialogue est possible et les dossiers peuvent évoluer grâce aux échanges.
Les réseaux sociaux ont toute leur utilité pour informer, partager et permettre à chacun de s’exprimer. Mais ils ne peuvent pas remplacer ce travail ni le dialogue direct. Une affirmation répétée ne devient pas pour autant une vérité. Encore faut-il la confronter aux faits et à la réalité du dossier. 
Il est plus facile de réagir derrière un écran que de venir poser une question, ou confronter les points de vue. Pourtant, ce n’est que dans l’échange que l’on peut réellement comprendre les raisons d’une décision. 
C’est pourquoi nous continuerons à privilégier l’échange, l’explication et la transparence dans le travail des dossiers.
Avant de commenter, échangeons. Avant de juger, cherchons à comprendre. C’est ainsi que nous souhaitons continuer à faire vivre le débat local dans le respect des différences.

Groupe minoritaire du conseil municipal

Fermeture de la boulangerie : quel avenir pour notre centre-ville ?
Après les difficultés du café-tabac de la place, c’est désormais un commerce essentiel du centre-bourg qui disparaît, espérons le provisoirement.
Une boulangerie n’est pas un commerce comme les autres : elle rythme la vie quotidienne, génère du passage et contribue à l’activité des autres commerces. Sa fermeture fragilise donc tout l’équilibre commercial du centre-ville.
Cette situation impose une question claire : la stratégie d’aménagement du centre-ville fonctionne-t-elle ?
Les choix faits autour de la place de l’Église ont-ils amélioré l’attractivité, la fréquentation, l’accessibilité et le stationnement ? Aujourd’hui, rien ne permet de l’affirmer, bien au contraire. On ne peut continuer dans les mêmes orientations sans en évaluer les effets.
La baisse de fréquentation menace les commerces restants et, à terme, certains services comme La Poste. La vitalité du centre-ville ne peut reposer uniquement sur le marché du dimanche matin, largement soutenu par le budget communal, ou sur des animations ponctuelles dont l’impact reste limité.
La fermeture de la boulangerie doit donc conduire à un bilan objectif : fréquentation, circulation, stationnement et attractivité commerciale.
Plusieurs évolutions ont modifié les flux ces dernières années : déménagement de la pharmacie et du centre médical, changement d’entrée de l’école maternelle, création de commerces au quartier de Sophie, mais aussi gestion du stationnement.
Il est temps d’en mesurer les conséquences et de revoir, si nécessaire, la stratégie. L’objectif doit rester simple : maintenir un centre-ville vivant, fréquenté et capable de soutenir durablement nos commerces de proximité.
Dans l’urgence, pourquoi ne pas étudier également la possibilité d’un rachat du bâtiment par la commune, comme cela avait été fait par le passé pour le café-tabac, le restaurant et le salon de coiffure ?
La municipalité doit désormais prendre ce sujet à bras-le-corps, en associant aussi conseillers municipaux, commerçants et habitants.